Inflammation : comprendre le feu invisible avant de vouloir le combattre
“On ne soigne pas un corps en feu”
L’inflammation : comprendre, reconnaître et agir (sans paniquer)
L’inflammation, c’est quoi exactement ?
Définition médicale (simplifiée) :
L’inflammation est un processus biologique complexe destiné à protéger l’organisme et à initier la guérison
(Source : Harvard Medical School, NIH – National Institutes of Health)
Quand on entend “inflammation”, on pense souvent à :
une peau rouge,
un bouton,
une articulation gonflée.
Mais en réalité, l’inflammation est avant tout un mécanisme naturel de défense du corps.
D’un point de vue médical, l’inflammation est la réponse du système immunitaire à une agression :
infection (virus, bactéries),
blessure,
toxines,
stress physique ou alimentaire.
l’inflammation “de base” est une bonne chose
Sans inflammation :
une plaie ne cicatriserait pas,
une infection ne serait pas combattue,
le corps ne saurait pas qu’il y a un problème.
L’inflammation aiguë est utile et nécessaire.
Exemples :
une cheville qui gonfle après un choc,
une fièvre pendant une infection,
une douleur locale après une blessure.
C’est le corps qui dit :
“Attention, je m’occupe de réparer.”
Quand l’inflammation devient un problème : l’inflammation chronique
Le souci commence quand l’inflammation ne s’éteint jamais.
On parle alors d’inflammation chronique de bas grade :
silencieuse,
diffuse,
souvent invisible.
Elle est aujourd’hui associée à de nombreuses pathologies :
diabète de type 2,
maladies cardiovasculaires,
maladies auto-immunes,
troubles digestifs,
surpoids et résistance à la perte de poids,
fatigue chronique.
(Source : The Lancet, Nature Reviews Immunology)
Qui est concerné par l’inflammation chronique ?
Beaucoup plus de monde qu’on ne le pense.
Elle peut toucher :
des personnes “en bonne santé” en apparence,
des personnes qui mangent “normalement”,
des personnes sportives,
des personnes stressées,
des personnes qui ont testé beaucoup de régimes sans succès.
Ce n’est pas une question de volonté, mais souvent de terrain inflammatoire.
Les signes de l’inflammation ne sont PAS que cutanés
L’inflammation ne se voit pas toujours.
Signes fréquents :
fatigue persistante, même après une nuit correcte,
difficultés à perdre du poids malgré des efforts,
ballonnements, digestion lente,
douleurs diffuses (dos, articulations),
brouillard mental,
fringales fréquentes,
variations d’énergie dans la journée.
Le corps est en mode “alerte permanente”.
Le rôle central de l’alimentation dans l’inflammation
L’alimentation est l’un des leviers majeurs sur lesquels on peut agir.
Les aliments pro-inflammatoires (à limiter)
Sans diaboliser, certains aliments entretiennent le feu :
sucres raffinés,
produits ultra-transformés,
farines blanches,
excès d’alcool,
huiles végétales industrielles riches en oméga-6 :
huile de tournesol,
huile de maïs,
huile de soja,
huile de colza raffinée.
Oméga-6 et oméga-3 : une question de ratio
Les oméga-6 ne sont pas mauvais en soi, mais :
ils sont très pro-inflammatoires en excès,
notre alimentation moderne en apporte beaucoup trop.
Ratio recommandé :
Oméga-6 / Oméga-3 ≈ 3:1 à 5:1
Ratio actuel dans l’alimentation occidentale :
15:1 à 20:1, parfois plus
(Source : American Journal of Clinical Nutrition)
Exemples d’aliments riches en oméga-3
Sources animales (les plus efficaces)
Sardines
Maquereau
Hareng
Saumon
Anchois
Ces oméga-3 (EPA et DHA) sont directement utilisables par le corps.
Exemples d’aliments riches en oméga-6
Huiles végétales industrielles (principales sources)
Huile de tournesol
Huile de maïs
Huile de soja
Huile de pépins de raisin
Huile de colza raffinée
Très présentes dans :
plats préparés,
biscuits,
sauces,
snacks,
restauration industrielle.
Ce déséquilibre favorise l’inflammation chronique.
Les aliments anti-inflammatoires (à privilégier)
Sans surprise, mais avec cohérence :
légumes variés (surtout verts),
fruits peu sucrés,
poissons gras (sardine, maquereau),
huile d’olive extra vierge,
herbes et épices (curcuma, gingembre),
protéines de qualité,
aliments simples, peu transformés.
La métaphore qui va te faire réagir :
L’inflammation, c’est un feu.
Vouloir perdre du poids sans traiter l’inflammation,
c’est comme marcher sur un terrain en flammes.Vouloir “forcer” le corps,
c’est comme souffler sur le feu.
La priorité n’est pas d’ajouter des solutions, mais d’éteindre le feu.
Une fois l’inflammation calmée :
l’énergie revient,
le métabolisme répond mieux,
le corps devient coopératif.
Conclusion :
Parce qu’un corps en feu ne peut pas avancer sereinement.
On éteint d’abord l’incendie.
Ensuite seulement, on peut reconstruire le terrain.